lundi 11 février 2008

Go Go Charlton @ plein d'endroits - différents jours











Dimanche, 15 heures. Je suis en retard. Qu’est ce que ça me gonfle d’y aller. C’est pas le principe d’aller à Saint Ouen, plutôt la perspective du quart d’heure de marche entre le métro et Mains d’Oeuvre. Mais la bonne nouvelle c’est que si je m’emmerde, y’a toujours les puces pas loin. Enfin il paraît que c’est plus ce que c’était.

Il faut que dire que si je suis un peu grognon, c’est que tout n’a pas bien commencé avec les Go Go Charlton. Enfin, si, on est allé au concert du Point Ephémère et c’était vraiment bien. On avait convenu d’une petite réunion post-show avec eux et puis là, une histoire de portable défaillant et de camion, on se retrouve prostré devant Cocosuma. Pas trop notre truc, on s’ennuie un peu et puis surtout, on ne comprend pas pourquoi cette Polly-là ne veut pas de cracker. Et puis viennent les French Cowboys et là, je crois qu’on a un peu oublié qui on était venu voir.

Mais les Go Go Charlton sont des mecs réglos. Alors c’est comme ça qu’on se retrouve ce dimanche après-midi pour couvrir leur répétition dans un studio de Mains d’Oeuvre. Mais comme c’est vachement plus drôle de ne jamais interviewer les groupes à propos de leur musique, pourquoi ne pas plutôt les prendre dans le gymnase (?), en pause-café ou aux toilettes. Les images parlent d’elles-mêmes. La conclusion, c’est qu’ils sont vachement marrants. Mais il faudrait pas trop qu’on s’habitue à dealer avec des gens sympas parce que le retour a la réalité va être dur. Et imminent.

Extrait de conversation :

Stobal : Frappé caramel, j’crois, un truc comme ça. Avec du caramel dedans mais je ne me souviens plus exactement.
Nicolas : Ici, café long extra sucre.
Stobal : Café crème moi. Stobal a pris un café crème.
Elodie : Euh… Guillaume ?
Olivier : Moi je prends un café mais sans sucre.
Elodie : Court, long ?
Olivier : Moi je le préfère court mais… je le prends un peu long histoire de…. ben de faire entre les deux.
Stobal : Plutot gros et long quoi et long ?
Olivier : Oui entre les deux et sans sucre.
Guillaume : Quand c’est long ça peut être un peu dégueulasse aussi. Et quand je prends un café le matin, je le prends allongé et sans sucre.
Stobal : Moi je prends un thé le matin.
Elodie : C’est un peu dommage le sucre dans le café non ?
Guillaume : Moi c’est un allongé le matin en lisant L’Equipe.
Stobal : Et L’Equipe le protège des agressions dans la rue de #CENSURÉ#. Je ne sais pas si je peux citer le nom du mec. Tu veux connaître l’histoire ?
Elodie : Ben oui c’est clair. J’aimerais bien savoir !
Stobal : Tu la racontes Guillaume ? Non je vais la raconter pour Guillaume. Alors un jour, Guillaume il est dans la rue et il est un peu fatigué. Il se réveille et y’a un mec complètement bourré qui lui dit : « Eh toi connard, t’as baisé ma meuf ».
Guillaume : Mais il a pas dit ça !
Stobal : Et puis le type, il lui dit : « Bon, aller, ce matin, je te casse pas la gueule parce que t’as L’Equipe sous le bras ».
Elodie : Ah, ok donc c’est un vrai bouclier.
Guillaume & Stobal : Ouais ouais
Stobal : Bon j’ai un peu raccourci.
Elodie : Changement de sujet. C’était quoi vos premières consoles de jeu vidéo ?
Stobal : Moi c’était la Super…non la Nintendo… euh la Nes quoi voilà. Avec le jeu des canards.
Nicolas : Ben moi j’en ai jamais eu…
Elodie : Ah non, t’en a jamais eu ? Mais tu l’as vécu comment ?
Nicolas : Ben j’avais des petits jeux électroniques.
Olivier : Moi j’avais un Atari 500.
Guillaume : Moi j’avais un PC en fait. J’avais pas de console.
Olivier : C’était tout pourri les PC ! En plus les manettes elles étaient analogiques donc beaucoup moins puissantes qu’un Atari.
Stobal : Moi je suis trop une star à Mario Kart parce que quand la Super Nintendo est sortie, j’étais dans le magazine de jeux parce que j’avais battu le record à Mario Kart. Ma mère avait pris la photo à côté de l’écran et l’avait envoyé au magazine comme ça j’étais dedans.
Olivier : Et il l’a toujours !
Guillaume : Tu vois, ça c’est de l’anecdote !
Olivier : Et après il s’est blessé. Il a eu une tendinite.
Elodie : Une carrière brisée…

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Bibliographie des indispensables

  • "Please kill me" par Legs McNeil & Gillian McCain
  • "Rip It Up and Start Again : Post-Punk 1978-1984" par Simon Reynolds
  • "Le dictionnaire snob du rock" par David Kamp & Steven Daly
  • "The dark stuff, l'envers du rock" par Nick Kent
  • "I'm with the band" par Pamela DesBarres
  • "Janis Joplin" par Jean-Yves Reuzeau
  • "No one here gets out alive" par Jerry Hopkins
  • "Lester Bangs, Megatonnique rock critic" par Jim DeRogatis
  • "On the road" par Jack Kerouack
  • "Oh, Hippie days" par Alain Dister
  • "San Francisco" par Barney Hoskyns

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Ana Lorenzana, Photographe + Elodie Raclette Girl, Agent Multicarte (www.myspace.com/analorenzanacomemanzana + www.myspace.com/coldwarchick)
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