





En arrivant à Lille Flandre ce samedi, je vis mon pire cauchemar : j’ai l’impression d’être de retour à Gare de Lyon. Vu ma réaction épidermique a la soirée de la veille, c’est une catastrophe. Bon, je ne cracherai pas trop sur le Showcase parce qu’on sait toujours comment ça va être : des pulls marine nonchalamment jetés sur les épaules, des logos Ralph Lauren et la collection complètes des sacs Longchamp. Mais c’est un peu comme aller dans un pays étranger, il faut respecter la culture : on n’est pas chez nous.
Mais, ce soir, nous n’y couperons pas, nous avons rendez-vous avec les Dead Pixels. En quelques chiffres, ça donne : 2 pixels filles + 3 pixels garçons, 1 pixel danois + ½ pixel français + 3 ½ pixels anglais, 5 pixels très en forme lorsqu’on les rejoint dans les loges. Lone se maquille pendant que Nuha éventre pratiquement une valise pleine de fringues hallucinantes, les garçons testent les guitares prêtées par Gibson, tout le monde chante. Le problème quand il y a beaucoup de monde, c’est qu’il faut un vrai leadership pour gérer les troupes, et je ne crois pas avoir cette qualité. Mais ils sont tout de même plein de bonne volonté alors acceptent de jouer à notre jeu. Leur set est sympa, j’avais toujours rêvé de voir New Young Pony Club, c’est un excellent substitut.
Le reste de la soirée se déroule dans l’indifférence totale face au dj set d’Andrew Butler. Ils ne sont pas venus pour ça. De jolies filles gentiment écervelées se mettent du blush les unes aux autres dans les toilettes (genre vidéo vaporeuse des Teenagers), dans l’espace « VIP », la crème du VII s’éclate au champagne en croisant les doigts pour que le morceau suivant soit David Guetta et les videurs nous traitent comme du bétail parce que ça se mérite d’être ici.
www.myspace.com/deadpixelsmusic

1 commentaire:
"les garçons testent les guitares prêtées par Gibson"...génération pourrie gâtée.
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