lundi 23 juin 2008

Johnny Boy @ La Maroquinerie - 14/06/2008

Après une passion non dissimulée de quelques mois pour Lille, je le clame haut et fort: l'avenir est à Tours! C’est quand même assez improbable qu’une ville de 136 400 habitants (intra muros au recensement de 2007) occupe déjà 6% de notre enquête. Non pas qu’on tienne de comptes ni quoi que ce soit mais tout de même. Ce qui nous conduit à un mignon petit camembert afin de déterminer la part de représentation des villes de provinces et de l’étranger face à Paris. On reste sur une majorité écrasante de Paris (61% des groupes interviewés sont issus de la capitale), mais jetez un œil à notre agenda : ça ne va pas durer.

Mais en fait on s’égare totalement. On était là pour Johnny Boy c’est ça ? Si je voulais parler comme les mecs de la Star Ac’, je dirais que c’était une vraie rencontre. Derrière la Maroquinerie, une fois de plus, on s’amuse bien lorsqu’on tombe sur des mecs dans notre état d’esprit. Ils n’aiment pas les questions chiantes genre de vrai journaliste sur leur musique. Ça tombe bien, je n’y comprends rien ! On préfère parler de Tours, « Le jardin de la France, là où les rois venaient se balader ». On m’explique l’émergence de nombreux groupes à Tours par la multitude de magasins d’instruments. C’est tout de même bizarre cette économie de la musique, ça ne peut pas venir de nulle part. Je devrais rechercher dans les subventions de l’état ou dans les registres du commerce… Pour l’instant, je n’ai pas le temps de creuser. Je me permets tout de même de faire une petite recherche sur les pages jaunes (www.pagesjaunes.com) où je trouve sept adresses.

Nous sommes installés sur une voiture, ce n’est pas une Cadillac de 1957, pourtant je m’en suis inventée une quand je repense a cette scène. Le seul problème, c’est qu’on n’est pas dans Grease et Johnny Boy serait plutôt un mafieux punk si on devait le personnifier. Le mafieux punk a plein de bons tuyaux, c’est le roi du système D. Il a flairé le plan foireux en formant son groupe : trop de membres = plus d’emmerdes. Alors il a choisi d’être un duo. Un duo, c’est bien, c’est plus simple, on divise les cachets et les tickets boisson en deux et on peut prendre le train pour partir en tournée. Et puis vu que Johnny Boy, c’est un mec pratique (et qu’il aime bien le train), il a choisi de déménager à Paris bientôt : Montparnasse, Austerlitz, Saint-Lazare, Gare de Lyon, du Nord, de l’Est, de Bercy. L’embarras du choix pour sillonner toute l’Europe. Mais sillonner l’Europe, pourquoi ? En premier lieu, prouver que la boîte à rythme n’est pas forcément une barrière à la spontanéité d’un groupe sur scène. Démontrer qu’il est inutile de s’entasser à vingt sur une scène pour occuper l’espace comme ces petits groupes bordelais le font si bien. Pour prendre le train aussi.

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Bibliographie des indispensables

  • "Please kill me" par Legs McNeil & Gillian McCain
  • "Rip It Up and Start Again : Post-Punk 1978-1984" par Simon Reynolds
  • "Le dictionnaire snob du rock" par David Kamp & Steven Daly
  • "The dark stuff, l'envers du rock" par Nick Kent
  • "I'm with the band" par Pamela DesBarres
  • "Janis Joplin" par Jean-Yves Reuzeau
  • "No one here gets out alive" par Jerry Hopkins
  • "Lester Bangs, Megatonnique rock critic" par Jim DeRogatis
  • "On the road" par Jack Kerouack
  • "Oh, Hippie days" par Alain Dister
  • "San Francisco" par Barney Hoskyns

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