Joel d'Austin fait un truc vachement exotique: c'est un bloggeur de tournée. Ça se fait de plus en plus il parait, les mecs se font trimballer en bus, à vélo, en quad, en canoë, ils écrivent des trucs plus ou moins intéressant et valorisant pour le groupe. Mais Joel est originaire du Texas, tourne avec les Whigs en Europe, prend des photos au hasard de ses pérégrinations puis les poste sur son Biscuit Blog. De Paris, il a rapporté un souvenir, surement plus important qu'une Tour Eiffel en porte-clé.
lundi 4 août 2008
lundi 28 juillet 2008
Fin de la saison 1
Cette année, on a entendu des gens dire « Depuis que Pandora ne poste plus, ma vie est vide ». On a vu des dizaines de blog-addicts commenter la cuisson du tartare commandé par les cruches du 6e, assisté à des crêpages de chignon sur l’incarnation de Dieu : Pete ou Carl ? On s’est fait insulter par des groupes sans grande envergure et aussi par d’autres plus doués. On a couru des concerts marathon, rencontré beaucoup personnages et quelques amis.
Parce que l’interface et la symbolique d’un blog ne nous satisfont plus, nous enterrons celui-ci. Et aussi parce qu’on travaille beaucoup et qu’on ne gagne rien. Alors, on veut de la pub !
Parce que l’interface et la symbolique d’un blog ne nous satisfont plus, nous enterrons celui-ci. Et aussi parce qu’on travaille beaucoup et qu’on ne gagne rien. Alors, on veut de la pub !
www.parisrocks.blogspot.com est mort, vive www.parisrocks.fr
Notez dans vos cahiers de textes: Retour en septembre 2008.
Notez dans vos cahiers de textes: Retour en septembre 2008.

Discours de clôture librement inspiré des Doors et des Nèg' Marrons:
"This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end
(...)
The killer awoke before dawn, he put his boots on
He took a face from the ancient gallery
And he walked on down the hall
He went into the room where his sister lived, and...then he
Paid a visit to his brother, and then he
He walked on down the hall, and
And he came to a door...and he looked inside
Father, yes son, I want to kill you
Mother...i want to...fuck you"
"Le temps passe et passe et passe
Et beaucoup de choses ont changé
Qui aurait pu s'imaginer que le temps se serait si vite écoulé,
On fait le Bilan, calmement en s'remémorant chaque instant
Parler des histoires d'avant comme si on avait 50 ans"
"This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end
(...)
The killer awoke before dawn, he put his boots on
He took a face from the ancient gallery
And he walked on down the hall
He went into the room where his sister lived, and...then he
Paid a visit to his brother, and then he
He walked on down the hall, and
And he came to a door...and he looked inside
Father, yes son, I want to kill you
Mother...i want to...fuck you"
"Le temps passe et passe et passe
Et beaucoup de choses ont changé
Qui aurait pu s'imaginer que le temps se serait si vite écoulé,
On fait le Bilan, calmement en s'remémorant chaque instant
Parler des histoires d'avant comme si on avait 50 ans"
lundi 21 juillet 2008
Sh** Browne @ Nouveau Casino - 3/7/2008

Fin de saison idyllique sur ParisRocks. Sh** Browne, quatre petits anges nous attendent avec impatience. Ils sont charmants, dociles, à l’écoute, prennent le temps d’entrer dans les détails de leur démarche créative, sourient, acquiescent, sourient à nouveau. Le Chapelier Fou de Lewis Caroll nous offre du thé, nous jouons quelques minutes aux chaises musicales. Chacune de mes questions, forcément pertinentes, est accueillie dans la bonne humeur. J’assure. Eux aussi. Ils s’enflamment, se passionnent. Je dois presque leur couper la parole tant leur soif d’expression est immense. J’ai l’impression d’assister à la finale du championnat de ping-pong de Guangzhou sauf que la balle est un smiley. L’échange de ma vie. Et de la leur aussi, ils me le garantissent à l’issue de cette interview inespérée.
Mais le réveil sonne, le tambourin sur Venus is Furs fait presque trembler les murs d’une chambre semi obscure. Cette rencontre a bel et bien eu lieu, mais a pris une tournure tout à fait différente. Je crois même qu’à un instant, sur la mezzanine du Nouveau Casino, j’ai vu des cornes poindre de leurs jolies petites têtes décoiffées. Quatre egos face à une gonzo en carton, je ne faisais pas le poids. D’une certaine façon, ça aurait pu être pire, ils sont en réalité cinq. De cet entretien, on retiendra qu’il y a un cadet dans le groupe (surprenant), un fédérateur qui a peut-être passé un peu trop de temps à boire des bières à la rédaction d’un magazine Culture, News & Société, beaucoup d’inside jokes, peu d’anecdote, un mode de fonctionnement : l’inter pénétration, une finalité : « le massage anal ». Pourtant leur set, callé entre Koko Von Napoo et Chicros nous a vraiment convaincu et c’est sûrement pour cela qu’il vaut mieux s’en tenir au premier paragraphe. Bizarrement, on préférera toujours des mecs doués et imbuvables à de gentils loosers. La vie est injuste, Calimero avait raison.

lundi 14 juillet 2008
Hooka Hey @ La Fleche d'Or - 2/7/2008
En rencontrant Hugo, on se rend très vite compte que c’est le genre de mec qui mange cinq fruits et légumes par jour. Vous voyez, il a cette image lisse et bronzée du mec West Coast qui boit de la Vitamin Water Rescue, sillonne la plage en rollers, sans tee shirt et se gave de magnésium en pilules. Réveillez vous de cet épisode érotique sur fond de Melrose Place. Hugo est New York. Le côté obscur de la force, le berceau rock. Lorsque le débat s’engage sur Gotam, la passion est vive (j’ai toujours rêvé de faire comme ces journalistes qui s’amusent à remplacer successivement Angleterre par Royaume-Uni, puis Albion puis Contrée des Hooligans). New York, ou Gotam donc, est la ville des passions ou la haine et l’amour que nous lui portons se heurtent jusqu’au jour où le rejet est si fort qu’on la quitte irrémédiablement.Hugo est éclectique aussi. Comme New York en fait. Comme le supermarché ouvert 24 heures sur 24, les chaînes de lavomatic, les restaurants qui livrent à domicile et les camions de pompiers qui ne s’arrêtent jamais de faire retentir leurs sirènes dans la ville. Preuve en est la programmation de son festival. Feloche qui crient à l’ « electro-cajun », Lily Wood & The Prick qui étonnent lorsqu’ils branchent leur boite à rythmes, quelques teenagers qui rodent devant The Mantis et The Parisians. Le mojo est de rester Rock’n Roll. Et éclectique donc.
Comme cet album sorti en mai. Sentenza est mort dans une atmosphère à la William Blake, pendaison à la clef. C’est drôle, on n’a jamais autant remarqué les stickers Sentenza collés dans les toilettes du tout-Paris depuis qu’ils ont été recouverts par les autocollants Hooka Hey. Un album dans les bacs, on se renouvelle. A son nouveau, visuel et nom nouveaux. Comme s’enterrer pour mieux renaître. Plusieurs ambiances, climats viennent ponctuer un album brut, révélateur d’une volonté quasi obsessionnelle de sincérité et de sobriété. Pas de production chirurgicale comme on en retrouve chez ces groupes de Brooklyn qui jouent aux hippies en 2008 et sont propulsés au premier plan jusqu’au jour où on réalise qu’à un concert, les tables de mixages ne sont pas les mêmes que dans un studio d’enregistrement.Enfin à la question «I say Paris rocks you say...» ? « Not so much », nous ouvrons une nouvelle parenthèse, celle de la citoyenneté du rock. Tout le monde en est conscient, la où le public anglosaxons hurle et se roule par terre, les français, dignes en toute circonstance, observent les concerts, les bras croisés, hochant poliment de la tête. Parfois quand c’est bien, mais alors vraiment quand ça dépasse tout ce qu’on a pu entendre ces cinq derniers jours (oui, nous sommes un peu blasés aussi) alors nous fléchissons nos genoux, l’un après l’autre, en rythme. Nous ne sommes pas un peuple spontané. Et qu’est ce que l’essence du rock ? Probablement une sorte d’instinct animal qui nous dépasse puisque nous rayonnons de dignité. Le monde se souvient-il des Stooges ou des Variations ?

lundi 7 juillet 2008
Les Drops @ Passage du Chantier - 21/06/2008

Méfiez vous de ces bouilles angéliques. Dans les enveloppes corporelles de Marius, Emile et Louis (un peu comme dans un roman de Zola, le pathos en moins), se cachent des bébés-requins. Le bébé requin est une espèce en voie d’apparition. Il fait de la musique, est entrepreneur, écrit des nouvelles. Peu importe l’activité peut être, il existe trente-cinq familles de requins. Seule compte cette attachante arrogance. Grisé par l’ambition le bébé-requin, le vrai, le Pristiophoriforme, est autonome dès sa naissance.

L’histoire des Drops importe peu d’une certaine façon. Amis d’enfance (à quand peut bien remonter l’enfance quand on a quinze ans ?), ils commencent à jouer ensemble il y a presque deux ans, un peu par envie, un peu par hasard. Ils bidouillent des compos, s’enregistrent sur Garage Band, mettent tout ça en ligne. Ils rencontrent d’autres bébés-requins, ceux de la Cenzured Corporation qui les tournent et les managent, organisent des soirées et jouent les web designers à leurs heures perdues. Bref, jusque-là, presque RAS. Mais très vite la situation se complique. Emile traverse la Manche.

Comment surmontent-ils la distance (qui souvenons-nous est insurmontable quand on a quinze ans) ? Ils composent par téléphone, un groupe du nouveau millénaire en fait. Chacune de leur réunion est une sorte de bénédiction durant laquelle il faut profiter de chaque instant pour travailler sans relâche, caser des concerts, progresser. Dans une version 2008 du Meilleur des Mondes par Tom Anderson ou l’homme aux 237 533 204 amis, on peut imaginer que des groupes cosmopolites se rencontrent via Craiglist, répètent sur Skype et font des concerts sur Myspace.
lundi 30 juin 2008
kIM NOVAk @ Plein d'endroits - Différents jours

kIM NOVAk et nous, en deux concepts, deux saisons, dix épisodes, trente étoiles et quelques mots :
S01_E01: On ne les connaît pas. La pochette de l’album fait penser à l’univers de Lynch mais comme dans les devinettes débiles (genre « Que boivent les vaches ? ». « Du lait. Euh non de l’eau »), on a tendance à dire Hitchcock sans réfléchir.
S01_E02 : Rendez vous à l’Atelier de Charonne. Retard de ParisRocks niveau temps, avance de kIM NOVAk question bière.
S01_E03 : On joue à faire une interview, mais franchement, on se fait un peu chier. Je crois que d’un côté comme de l’autre on n’est pas trop doué pour les interviews. Dans nos deux cas, c’est un peu emmerdant.
S01_E04 : Off magnéto, la glace est brisée, et là, on s’amuse beaucoup. On aborde de vrais problèmes de société : la chasse aux Poneys, ce qu’il reste de Please Kill Me et l’objectivité très relative de la presse spécialisée.
S01_E05 : On se sépare, un peu comme après les grandes vacances en promettant de s’écrire des cartes postales enflammées.

Quelques semaines plus tard…
S02_E01 : Nous faisons un effort surhumain pour nous traîner jusqu'à la Flèche d’Or. On a promis de ne plus jamais y aller mais pour les voir, on se force un peu.
S02_E02 : Tout le monde porte les mêmes lunettes genre wayfairers en plastique sans verre (ou peut-être avec des verres?), c’est un peu effrayant. Ils les ont acheté au stand goodies devant l'entrée. C'est rock les lunettes au fait?
S02_E03 : Je donne un billet de 10 € pour régler deux verres de vins et comme une idiote, j’attends la monnaie. Les barman me décourage au bout de dix minutes avec un petit sourire narquois. Je ne vis vraiment pas du tout avec mon temps.
S02_E04 : Arrivée sur scène de kIM NOVAk avec plein de mannequins blancs. C'est aussi effrayant que les lunettes mais vachement plus cool.
S02_E05 : Verres au Gambetta avec vraiment beaucoup de monde de plein de médias différents. Après un panini poulet-curry, je me sens prête pour le deuxième round.
S02_E01 : Nous faisons un effort surhumain pour nous traîner jusqu'à la Flèche d’Or. On a promis de ne plus jamais y aller mais pour les voir, on se force un peu.
S02_E02 : Tout le monde porte les mêmes lunettes genre wayfairers en plastique sans verre (ou peut-être avec des verres?), c’est un peu effrayant. Ils les ont acheté au stand goodies devant l'entrée. C'est rock les lunettes au fait?
S02_E03 : Je donne un billet de 10 € pour régler deux verres de vins et comme une idiote, j’attends la monnaie. Les barman me décourage au bout de dix minutes avec un petit sourire narquois. Je ne vis vraiment pas du tout avec mon temps.
S02_E04 : Arrivée sur scène de kIM NOVAk avec plein de mannequins blancs. C'est aussi effrayant que les lunettes mais vachement plus cool.
S02_E05 : Verres au Gambetta avec vraiment beaucoup de monde de plein de médias différents. Après un panini poulet-curry, je me sens prête pour le deuxième round.
Les parties sont en négociations pour tourner une troisième saison. Rendez vous à la rentrée sur ParisRocks Channel : la chaine du journalisme rock bidon. Ce listing des épisodes nous conduit tout naturellement à un compte rendu de nos rencontres bien que la forme prédomine une fois de plus sur le fond. La conversation de la saison 1 ayant tournée autour de la presse musicale, nous nous inspirons donc de ce magazine qui appelle son édito un « billet d’humeur » afin de détailler un peu plus notre sentiment sur kIM NOVAk, le groupe, pas l’actrice, entendons nous bien. Ah les étoiles de Magic! Pardon, no name-dropping.
Pochette de l'album : **
Capital sympathie : ****
Part de mystère : *
Cohésion du groupe: ***
Timidité post-apéro : ****
Maturité : ***
Centres d’intérêts communs à ParisRocks : ***
Niveau de dissipation pendant le shooting : ***
Qualité de la production de l'album : ***
Dynamique de scène : **
Goûts culinaires : *
Décalage album / live : *
PS: Ne vous moquez plus du mec seul sur son radeau, ça me fait vraiment beaucoup de peine.
Pochette de l'album : **
Capital sympathie : ****
Part de mystère : *
Cohésion du groupe: ***
Timidité post-apéro : ****
Maturité : ***
Centres d’intérêts communs à ParisRocks : ***
Niveau de dissipation pendant le shooting : ***
Qualité de la production de l'album : ***
Dynamique de scène : **
Goûts culinaires : *
Décalage album / live : *
PS: Ne vous moquez plus du mec seul sur son radeau, ça me fait vraiment beaucoup de peine.
www.myspace.com/kimnovakk
lundi 23 juin 2008
Johnny Boy @ La Maroquinerie - 14/06/2008
Après une passion non dissimulée de quelques mois pour Lille, je le clame haut et fort: l'avenir est à Tours! C’est quand même assez improbable qu’une ville de 136 400 habitants (intra muros au recensement de 2007) occupe déjà 6% de notre enquête. Non pas qu’on tienne de comptes ni quoi que ce soit mais tout de même. Ce qui nous conduit à un mignon petit camembert afin de déterminer la part de représentation des villes de provinces et de l’étranger face à Paris. On reste sur une majorité écrasante de Paris (61% des groupes interviewés sont issus de la capitale), mais jetez un œil à notre agenda : ça ne va pas durer.
Mais en fait on s’égare totalement. On était là pour Johnny Boy c’est ça ? Si je voulais parler comme les mecs de la Star Ac’, je dirais que c’était une vraie rencontre. Derrière la Maroquinerie, une fois de plus, on s’amuse bien lorsqu’on tombe sur des mecs dans notre état d’esprit. Ils n’aiment pas les questions chiantes genre de vrai journaliste sur leur musique. Ça tombe bien, je n’y comprends rien ! On préfère parler de Tours, « Le jardin de la France, là où les rois venaient se balader ». On m’explique l’émergence de nombreux groupes à Tours par la multitude de magasins d’instruments. C’est tout de même bizarre cette économie de la musique, ça ne peut pas venir de nulle part. Je devrais rechercher dans les subventions de l’état ou dans les registres du commerce… Pour l’instant, je n’ai pas le temps de creuser. Je me permets tout de même de faire une petite recherche sur les pages jaunes (www.pagesjaunes.com) où je trouve sept adresses.
Nous sommes installés sur une voiture, ce n’est pas une Cadillac de 1957, pourtant je m’en suis inventée une quand je repense a cette scène. Le seul problème, c’est qu’on n’est pas dans Grease et Johnny Boy serait plutôt un mafieux punk si on devait le personnifier. Le mafieux punk a plein de bons tuyaux, c’est le roi du système D. Il a flairé le plan foireux en formant son groupe : trop de membres = plus d’emmerdes. Alors il a choisi d’être un duo. Un duo, c’est bien, c’est plus simple, on divise les cachets et les tickets boisson en deux et on peut prendre le train pour partir en tournée. Et puis vu que Johnny Boy, c’est un mec pratique (et qu’il aime bien le train), il a choisi de déménager à Paris bientôt : Montparnasse, Austerlitz, Saint-Lazare, Gare de Lyon, du Nord, de l’Est, de Bercy. L’embarras du choix pour sillonner toute l’Europe. Mais sillonner l’Europe, pourquoi ? En premier lieu, prouver que la boîte à rythme n’est pas forcément une barrière à la spontanéité d’un groupe sur scène. Démontrer qu’il est inutile de s’entasser à vingt sur une scène pour occuper l’espace comme ces petits groupes bordelais le font si bien. Pour prendre le train aussi.
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Bibliographie des indispensables
- "Please kill me" par Legs McNeil & Gillian McCain
- "Rip It Up and Start Again : Post-Punk 1978-1984" par Simon Reynolds
- "Le dictionnaire snob du rock" par David Kamp & Steven Daly
- "The dark stuff, l'envers du rock" par Nick Kent
- "I'm with the band" par Pamela DesBarres
- "Janis Joplin" par Jean-Yves Reuzeau
- "No one here gets out alive" par Jerry Hopkins
- "Lester Bangs, Megatonnique rock critic" par Jim DeRogatis
- "On the road" par Jack Kerouack
- "Oh, Hippie days" par Alain Dister
- "San Francisco" par Barney Hoskyns
Qui êtes-vous ?
- Please Kill Me
- Paris, France
- Ana Lorenzana, Photographe + Elodie Raclette Girl, Agent Multicarte (www.myspace.com/analorenzanacomemanzana + www.myspace.com/coldwarchick)


